Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur vos dents sans jamais avoir osé le demander à votre dentiste...

Les amalgames dentaires

L’amalgame dentaire est le matériau de restauration le plus communément utilisé depuis son apparition au début du 19e siècle. Depuis l’origine, l’utilisation de ce type de matériau fait l’objet de polémiques et de mises en cause qui ont partout déclenché des enquêtes approfondies des autorités sanitaires et scientifiques et qui ont toujours conduit à leur innocuité.

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Composition

L’amalgame dentaire est un produit composé d’environ 50% de poudre métallique (argent, étain, cuivre…) et 50% de mercure. C’est la réaction à froid du mercure liquide sur une poudre métallique qui conduit à la formation d’un alliage solide cristallisé au bout de quelques minutes. Le mercure existe naturellement dans la croûte terrestre et se diffuse dans l’atmosphère et dans l’eau.

Il existe 3 principales formes de mercure :

  • le mercure métal (amalgame) peu toxique
  • les dérivés minéraux (sels de mercure) assez toxiques
  • le mercure organique (présent notamment dans les poissons et coquillages) très toxique.

Désagréments des amalgames dentaires

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le relargage du mercure

Les particules d’amalgame arrachées par l’abrasion sont ingérées avec la salive mais seulement 1% passe la barrière intestinale, le reste étant évacué dans les selles. Une partie plus infime peut être inhalée sous forme de vapeur : ces vapeurs mercurielles sont fixées par l’hémoglobine. A moyen terme, la majeure partie sera éliminée. Les doses de mercure susceptibles d’être libérées par des obturations à l’amalgame d’argent sont de l’ordre de 8 fois inférieures aux doses à partir desquelles des effets toxiques sont possibles.

La sulfuration de l’argent

Se traduisant par un ternissement en surface.

La corrosion électrochimique

Une pile électrochimique est créée lorsque deux métaux de natures différentes sont mis en contact. Un des métaux s’oxyde et se dissout (anode), tandis que sur l’autre métal a lieu une réduction (cathode). En bouche, cette réaction peut apparaitre lorsque l’on mélange les reconstitutions en or avec des amalgames dentaires, la salive jouant le rôle d’électrolyte.

Réaction de type allergiques

L’obturation à base d’amalgame n’entraîne des risques de réaction pour les patients que dans des pourcentages infimes : entre 0.04% et 0.00001%.


 

Recommandations :

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS)

L’OMS a réuni un groupe d’experts en 1997. Ils ont reconnu qu’il n’existait actuellement aucun matériau d’obturation directe possédant des indications d’utilisation aussi larges, une facilité d’emploi et des propriétés physiques aussi satisfaisantes que l’amalgame dentaire. Les conclusions de ce rapport ont été approuvées par l’assemblée générale de la Fédération Dentaire Internationnale (FDI) en septembre 1997.

L’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (AFSSAPS)

L’AFSSAPS a mis en place un groupe de travail pluridisciplinaire en août 2003 composé de 14 experts afin de faire le point sur les amalgames dentaires. Etant donné l’évaluation du rapport risque/bénéfice réalisé à partir des données scientifiques disponibles, l’amalgame dentaire doit être considéré comme un matériau d’obturation de bonne qualité, ce qui justifie le maintien de son utilisation en chirurgie dentaire.

Notre avis :

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Malgré l’autorisation des organes de santé publique, face aux nombreux détracteurs de l’amalgame dentaire dont certains sérieux comme le docteur Jean-Jacques Melet, il parait judicieux de se poser la question de l’innocuité de l’amalgame dentaire.
  Nous pensons que certaines personnes sont plus sensibles que d’autres à la toxicité de certains produits. Il paraît alors judicieux d’appliquer le principe de précaution et de limiter l’utilisation de l’amalgame dentaire à quelques cas particuliers. En effet, l’amalgame dentaire a démontré toutes ses qualités chez des patients polycarieux avec un fort risque carieux en limitant chez ces patients les reprises de caries.
 
 

Alternatives à l’amalgame :

  • Les composites
  • Les verres ionomères
  • Les obturations indirectes ou inlays (en or, en composite ou en céramique)
  • Le matériau d’obturation idéal n’existe pas. La meilleure des situations reste encore d’éviter la carie  . Pour ce faire, allez régulièrement voir votre dentiste !

Date de modification : 06/2014, par Dr G. Sauzereau


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